adj. XIXe siècle. Emprunté du grec amphoteros, -a, « l'un et l'autre, tous les deux à la fois ».CHIM. Se dit d'une molécule qui possède à la fois une fonction acide et une fonction basique. Les acides aminés sont amphotères. Ampleadj. XIIe siècle, d'abord au sens de « important, considérable ». Emprunté du latin amplus, « large, grand ; abondant ». 1. Dont la largeur dépasse, mais sans excès, les dimensions ordinaires. Une robe ample. Ce manteau n'est pas assez ample. 2. Abondant, considérable. Faire ample provision de bois. Une ample moisson, une ample récolte. Ce récit brasse une ample matière. Une phrase ample, longue et bien construite. Nous avons fait plus ample connaissance. 3. Qui connaît un grand développement, qui embrasse une vaste étendue. Il a une vue, une vision ample de la situation. Cela demande un plus ample examen. DROIT. Ordonner un plus ample informé, un supplément d'information. Renvoyer pour plus ample informé, différer une décision en demandant un supplément d'enquête. Jusqu'à plus ample informé et, par ext., en attendant d'en savoir plus. Amplementadv. XIIe siècle. Dérivé d'ample.Avec abondance ; pleinement, tout à fait. J'ai été servi amplement. Je vous entretiendrai plus amplement de ces incidents. Ce délai de six mois lui donnait amplement le temps de réfléchir. Ampleurn. f. XVIIIe siècle. Dérivé d'ample. 1. Caractère de ce qui est ample. Un manteau qui a trop d'ampleur. Cette jupe manque d'ampleur. Donner de l'ampleur à une manche, lui donner de la largeur, de la souplesse. Par anal. L'ampleur d'une voix, son étendue ; le fait qu'elle porte loin. 2. Importance, grandeur. La sédition prit une ampleur nouvelle. L'ampleur des conquêtes d'Alexandre. De jour en jour son roman prenait plus d'ampleur. Nous restâmes consternés par l'ampleur de la catastrophe. Spécialt. En parlant d'une production de l'esprit. Force, étendue ; caractère noble et profond. Son style a de l'ampleur. L'ampleur de ses vues, de sa pensée. Ampliatif, -IVE adj. XVe siècle. Dérivé du latin ampliatus, participe passé de ampliare, « augmenter, élargir », d'où « prononcer le renvoi d'un jugement (à plus ample informé) ».DROIT. 1. Qui développe et complète le contenu d'un document antérieur. Un mémoire ampliatif. Bulle ampliative. Le bref ampliatif de Clément IX. 2. Se dit de la copie, du double d'un acte. Acte ampliatif. Ampliationn. f. XIVe siècle. Emprunté du latin ampliatio, « requête d'un complément d'enquête (entraînant la suspension du jugement) ».DROIT. 1. Vieilli. Le fait de développer, de compléter un acte. 2. Duplicata authentifié d'un acte officiel. L'ampliation d'une quittance. Pour ampliation, formule qu'on met au bas d'un duplicata pour l'authentifier. Amplifiant, -ANTE adj. XIXe siècle. Participe présent d'amplifier. 1. Qui amplifie. Le pouvoir amplifiant d'un microphone. 2. LOGIQUE. Induction amplifiante, induction qui, à partir du dénombrement de quelques cas, aboutit à une conclusion générale. Amplificateur, -TRICE adj. et n. XVe siècle. Emprunté du latin amplificator, dérivé du supin de amplificare (voir Amplifier). I. Adj. 1. TECHN. Qui augmente la puissance d'un phénomène. Un appareil amplificateur à impulsions électriques. 2. Qui amplifie ce qu'il rapporte. Un récit amplificateur. II. N. m. Appareil qui augmente l'intensité, l'amplitude d'un phénomène. Amplificateur magnétique, électrique, électronique. ACOUST. Élément d'une chaîne à haute fidélité qui précède les haut-parleurs. Amplificationn. f. XIVe siècle. Emprunté du latin amplificatio, « accroissement, augmentation », et, en rhétorique, « amplification ». 1. Action d'amplifier, d'augmenter, d'accroître ; résultat de cette action. L'amplification d'une vibration, d'un son. ÉLECTR. Augmentation de la tension, de l'intensité d'un courant ou d'une puissance électrique, obtenue au moyen d'un amplificateur. 2. Action qui consiste à donner plus d'importance, plus d'ampleur. L'amplification des échanges commerciaux. L'amplification des grèves. RHÉTOR. Procédé de style qui consiste à reprendre, en les élargissant, les éléments du discours. Amplification oratoire. Il y a trop d'amplification dans ce discours. Parfois péj. Développement trop long et verbeux. Une longue, une lourde amplification. Son discours n'était qu'une mauvaise amplification du précédent. Amplifierv. tr. et pron. (se conjugue comme Crier). XVe siècle, au sens 1 ; XVIIe siècle, au sens 3. Emprunté du latin amplificare, « augmenter, élargir », « amplifier un sujet ». I. V. tr. 1. Accroître les dimensions, le volume, l'intensité de. Amplifier un son, une image. Un écho amplifié. 2. Rendre plus important, accroître. Amplifier la discorde. On cherche à amplifier les rumeurs. Les échanges commerciaux ont été amplifiés. 3. Développer une idée, un récit, un discours en l'enrichissant de détails, d'éléments nouveaux. Amplifier une description. Spécialt. Exagérer l'importance de. Les gros titres de ce journal amplifient toutes les nouvelles. II. V. pron. Augmenter, prendre de l'ampleur ; gagner en importance. La crue du fleuve s'amplifiait d'heure en heure. Le mal s'amplifiait. Dans la rue, la rumeur s'amplifiait. Le mécontentement s'amplifie chaque jour. |